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  • 18/06/2013 : Naissance de Wine Startups : un réseau global à Bordeaux
  • 14/06/2013 : 22-23/6 : Journées Fermes ouvertes au Chenoy
  • 18/06/2013 : Touche pas à mon Vigneron! Interview de Louise
  • 13/06/2013 : #VDV56 : Je fais le plein de ma péniche de Noé, c'est le Déluge !
  • 19/06/2013 : Du vin, un rapport et la question du plaisir...
  • 19/06/2013 : Hatzidakis Assyrtiko Cuvée No.15 2011 – Santorini, Grèce
 

Naissance de Wine Startups : un réseau global à Bordeaux

2 votes
Par VinoCamp le 18/06/2013 à 16:26 Voir l'article

Les startups du vin sont nombreuses à s’être rencontrées durant l’une des 13 dernières éditions du Vinocamp… Associations, énergies et synergies, échanges, innovation. On vient pour voir ce qui se passe dans le monde du web vineux, agrandir son équipe, découvrir une région et secouer sa boîte à idée. Alors quand Wine Startups a vu le jour à Bordeaux, je l’ai acclamée !

Aymeric Fournier (Wine Data System), engagé avec les Wine Startups me raconte : 

Wine Startups, ça vient de sortir c’est la réunion des forces des startups vin bordelaises, demain combien ? À l’origine c’est Vincent Pretet (consultant en innovation) qui rentre des Etats-Unis et se rend compte que la France manque sacrément d’initiative de co-innovation. La compétition est une saine émulation, une chose que l’américain comprend à la naissance alors que le français la fuit.

À Bordeaux, il existe 13 startups dans le vin qui ont avancé en parallèle, sans toutes se connaître, sans beaucoup communiquer entre elles. WineStartups c’était l’occasion de se rendre compte que 13 startups à Bordeaux, c’est une grosse concentration qui mérite d’être valorisée. Une idée du partage, de la compétition saine, de la collaboration plutôt que de la concurrence. C’est de la communication, du partage d’information et au final beaucoup d’opportunités de rencontres.

Quel service lié au vin qui soit de nature mondiale a pu émerger des trois gros pays production ? Entre l’Espagne, la France et l’Italie, aucun service en ligne n’est leader. On retrouve Snooth aux USA, Wine Searcher en Nouvelle-Zélande, Live-Ex : Angleterre, Vinogusto : Belgique….Il existe sûrement de nouvelles idées qui pourraient naître à Bordeaux ou il existe déjà un écosystème favorable (metteur en marché, producteurs, investisseur, entrepreneurs). Des 13 startups bordelaises, il est à souhaiter qu’il y en ai au moins 4 qui deviennent leader mondiaux.

Très vite, Wine Startups a vu au delà des frontières de Bordeaux, elle a aujourd’hui l’ambition de devenir un réseau mondial des start ups du vin. Avant quand on disait Bordeaux on pensait vin, demain on risque de penser web. La communauté Internet grandit vite dans la capitale du vin. La Belle Endormie se réveille, Wine Startups prend son train pour la portée plus loin encore. 

Encore beaucoup de question à l’ordre du jour : comment rentrer dans Wine Startup par exemple ? Sachez déjà que vous pouvez déjà inscrire votre entreprise sur leur site Internet.

Cet l’été, Wine Startups va se structurer,
On leur donne rendez-vous au Vinocamp Paris en septembre,

Bon voyage !

http://winestartups.com/

Toutes les Startups de WineStartups ici 

@Wine_startups

 

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22-23/6 : Journées Fermes ouvertes au Chenoy

2 votes
Par marcvanel le 14/06/2013 à 12:10 Voir l'article
Comme chaque année, le Domaine du Chenoy participe aux journées « Fermes ouvertes » le week-end des 22 et 23 juin 2013, de 10 à 18h. A cette occasion, Philippe Grafé et son équipe offrent une visite guidée du Domaine toutes les heures entre 11h et 17h (avec grand écran dans la cuverie passant un film sur [...] Lire la suite »
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Touche pas à mon Vigneron! Interview de Louise

1 vote
Par Lost In Wine le 18/06/2013 à 10:39 Voir l'article

Pour tous les retardataires qui ne sont pas encore au courant du rapport Reynaud, de ce qu'est "touche pas à mon Vigneron", bref qui sont a la masse (ou pas!), Louise Massaux, enseignante à l'Université du vin de Suze la Rousse en communication, qui à aussi une agence de marketing et de communication liée aux vins et aux Spiritueux va tout nous expliquer dans la vidéo suivante.



ERRATUM : "une petite erreur s'est glissée dans la vidéo"...

Maintenant que tu as tout compris avec les explications de Louise, il te manque plus que d'aller signer cette pétition ici : Pétition 

Louise à aussi un blog où il y a un condensé de ce fameux rapport, à voir ICI 

Et si vraiment vous voulez connaître le pourquoi du comment, et lire le rapport dans sa totalité, c'est ICI que ça se passe.


Et enfin, pour être au jus de l'état d'avancement il y a le compte FACEBOOK et TWITTER de Touche pas à mon Vigneron.

Attention, les signatures de la pétition seront remises début de l'été! 

Affaire à suivre!

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#VDV56 : Je fais le plein de ma péniche de Noé, c'est le Déluge !

1 vote
Par Le blog d'Abistodenas le 13/06/2013 à 23:20 Voir l'article


Bienvenue pour ce nouvel épisode des vendredis du vin. Ce mois-ci, Jef Heering nous propose d'enfiler des bottes et un ciré Guy Cotten afin de se muer en Noé, version ampélographe des temps modernes. A vrai dire, le sujet m'a de suite plu (sans jeu de mot). La corrélation avec le cirque météorologique actuel, d'une rare pertinence, ne pouvait en effet que galvaniser les quelques neurones encore les pieds au sec pour pondre un billet où les têtes de série de la grappe ne joueront pas, pour une fois, les premiers rôles. Merlot, Chardonnay, Cabernets, Syrah et autres Pinot noir, Sauvignon ou Grenache sur la touche, les timides du fond de la classe vont pouvoir s'exprimer un peu, avant d'embarquer, dans un inventaire à la Prévert numérique, sur l'arche facebookienne des vendredis du vins.



On compte plusieurs centaines de cépages aptes à faire du vin. Alors certes, les contraintes liées aux maladies, rendements, maturités... brident largement les vignerons dans leurs envies d'ici ou d'ailleurs, en termes d'éclectisme de plantation. Les valeurs sûres prennent le dessus, comme autant de têtes de gondoles à nourrir, pour ne pas brusquer les papilles du consommateur... ainsi va le marché. Ce discours généraliste, ne tient heureusement plus, dès que l'on se penche sur le travail passionné de bon nombre de vignerons. En effet, le poids de l'Histoire, les particularismes du terrain, le volontarisme d'un autochtone féru de cépages alternatifs, ou encore simplement, l'application de certains face à des raisins au système immunitaire aussi performant que celui d'un morveux de maternelle en hiver, permettent aujourd'hui encore de se faire plaisir à surprendre son palais. Un plaisir emprunt de découverte, cependant toute relative, car si l'on creuse un peu, on s’apercevra souvent que ces grains poussaient déjà dans notre pays depuis bien longtemps, malheureusement laissés pour compte, à cause de quelques faiblesses.

Aussi, au détours des vallons de mon Sud-Ouest natal, il est probable que vous rencontriez, un de ces faiblards du cru, une de ces grappes dont la vie fut jalonnée de pépins. Car chez nous, comme ailleurs, il est de ces gens que la standardisation papillaire rebute, de ces palais qui estiment qu'il est de bon ton de cultiver les particularismes, avec leurs défauts, leurs problèmes, mais aussi leur personnalité et leur histoire... Ainsi, celui dont je vais vous parler aujourd'hui, ne souffre ni d'arthrose matinale, ni d'une hanche qui grince... Non, du haut de sa cinquantaine bien tassée, son problème à lui, c'est plus le mildiou, la pourriture grise et le ver de la grappe. J'aurais pu vous parlez aussi de son accointance avec la pluie, mais cela relève plus de l'aubaine, en ces temps où la Génèse et son Déluge sont plus en vogue que le barbecue et ses saucisses.



Au delà des problèmes identitaires que lui pose sa dénomination, le Jurançon noir, qui n'a rien d'un cépage de l'appellation éponyme, se doit en effet de supporter la pression médiatique et amoureuse de ces derniers jours. Lui, qui peut se targuer d'être parmi les précurseurs du mariage pour tous, version "un cep avec un cep" : résultat d'une partie de jambe en l'air régionale entre la Folle blanche et le Malbec ; père du Chenanson, produit d'une union laborantine avec le Grenache, à l'époque déjà sur le sol montpelliérain. Cépage à l'accent du midi, il n'en fallait pas beaucoup plus pour qu'un regain de patriotisme régional, me fasse dégainer le tire-bouchon pour en faire ma bouteille de ces VdV.




Nous voilà donc chez Fabien Jouves, ethnovinificateur du jour... Ce jeune gars cisèle le Malbec comme pas deux, pour en faire des vins généreux, à la souplesse digne d'un matelas Bultex. Mais au-delà d'une gamme variée et de grande qualité, il élabore quelques vins de soif, histoire de ne pas se déshydrater devant la braise ardente d'une grillade estivale. You fuck my wine ?!, est l'un des canons de la bande. Issu d'une parcelle d'un hectare, possédant un carnet de santé bien à jour (Ecocert / Demeter),  les racines dans le calcaires depuis cinquante ans, vendanges manuelles, vinification en grappes entières, six mois d'élevage et glou !



Dans le verre, un jus assez clair au nez fanfaronnant autour de la réglisse et du fruit rouge simple et avenant. Ça vous chatouille les naseaux, le genre de pinard à vous greffer un sourire pour la journée! La bouche est souple, généreuse, portée par une touche épicée. L'inconnu du jour est devenu un bon pote, on se tape sur l'épaule : "Rangez les bâtonnets de carotte, sortez les sauciflards, y a quelqu'un que je voudrais vous présenter !". Bon, monsieur n'est pas bien rasé, il est un peu sauvage, sur la mûre, le fruit des bois... Attention, je n'ai pas dit que ça sentait le "de Niro "après un échange de pains, mais une petite pointe foxée qui assaisonne le verre d'un peu de franche camaraderie. Bref, un p'tit vin sympa, qui ne manque pas de corps, ni de caractère... un vin qui vous décrispera une none sans l'effaroucher. 

Alors bienvenue à bord de ma péniche de Noé, cher Jurançon noir. Le canal du midi, c'est sympa tu verras ! Et puis le déluge ça ne durera pas. Bientôt les gosiers seront à nouveau asséchés et quand crépitera le doux bruit du charbon de bois, ou mieux encore du cep de vigne de chez toi, on pourra trinquer à ton jus, à ta verve juste et amicale, dans la simplicité des instants où l'étiquette, le pedigree, n'importent que peu. 

_____________________________
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Du vin, un rapport et la question du plaisir...

1 vote
Par Le blog d'Abistodenas le 19/06/2013 à 15:35 Voir l'article

Une fois encore, les bancs usés de l'école verront se pencher sur eux, les fessiers anxieux de milliers de lycéens. Marronnier du mois de juin, le baccalauréat promeut ses bêtes à concours cathodiques, de la fillette de huit ans, génie familial sur laquelle repose tous les espoirs de réussite sociale, au papy en mal de sensations, délaissant pour un temps sa collection de trains électriques, pourtant plébiscitée au journal de 13 heures de TF1, pour l'odeur envoûtante du feuillet mobile, encore vierge d'une encre supposée permettre de décrocher le précieux sésame. Et qui dit "baccalauréat", dit "philosophie", première étape de ce décathlon de la connaissance lycéenne.
Mais en ce moment, ce qui agite la glouglousphère, hormis pour ceux qui se trémoussent, un pull sur les épaules dans les allées de Vinexpo, ou pour d'autres dont la progéniture tente d'obtenir le fameux diplôme napoléonien, c'est cette histoire de rapport, rendu au gouvernement par le Professeur Michel Reynaud. La contestation idéologique, à propos d'un éventuel durcissement de la loi Évin, n'ayant pas traîné, il me paraissait juste de me pencher sur la chose à tête reposée. 
Et justement, ce texte assez indigeste, que je me suis farci un verre pinard à la main, m'a rappelé un sujet de philo que j'avais eu a traiter, durant ma période de lycéen boutonneux réfractaire à l'autorité parentale :
 Faut-il vivre pour le plaisir ?  


Replongeons-nous donc un instant dans les abrégés poussiéreux du temps passé, afin de réfléchir un peu à cette histoire d'alcoolisme, de prévention, de plaisir, de restriction... 

Penser que d'un côté s'époumonent ceux que la morale fait avancer, pourfendeurs des états de débauches, quand de l'autre s'arsouillent les suppôts de Satan, attachés à leurs litrons, fussent-ils sources d'inspiration pour poètes esthètes du genre, me semble une sale caricature. Il serait regrettable d'abaisser le débat, à un niveau qu'une société laïque ne peut envisager. Nous sommes tout de même sortis de ce carcan liberticide, imposé par une empreinte religieuse d'un autre temps, depuis belle lurette, non ? Et le ton dénué de toute dimension culturelle ou sensitive, employé dans ce rapport, laisse malheureusement envisager un niveau d'analyse des plus faibles. Oui, l'alcool tue ; suivant des formes d'ailleurs assez diverses, allant de la criminalité à la maladie... Mais un tel pragmatisme ne permet en quelques sortes que de stigmatiser les conséquences d'un alcoolisme irresponsable dont chacun ici-bas pourrait se faire l'écho. 
Mais la cause ? Il est tellement simple de s’accommoder de quelques comportements pour en déduire des vérités moralisatrices dénuées de toute dimension causale. Et si on se penchait aussi sur les méandres de l'Histoire, sur les différentes facettes nous caractérisant : une conscience, certes, mais aussi une enveloppe charnelle que l'on ne peut ignorer. Car si la raison est le discours de l'esprit, n'oublions pas que nous sommes aussi pourvus d'un corps dont le plaisir est le révélateur de notre bien-être. Et l'on ne peut le cantonner à un monologue intérieur étouffé par la morale. Alors certes le bon sens, permet aussi de relever la tête par instant, et de prendre en compte la compassion et le partage que nécessite le schéma de vie en société. Mais si comme Freud, on se plait à condamner à tout va la quête d'un plaisir, même minime, dans le simple but de prioriser toute réussite collective ou personnelle. Il faudra s'entendre sur le terme de réussite, afin qu'une certaine envie fiévreuse d'assujettissement ne s'empare de nos éminences grises, se croyant bien pensantes, mais n'ayant que la tristesse de leurs idées pour éclairer lugubrement le chemin d'une prohibition sous-jacente.
D'autre part, le triptyque statistiques/infantilisation/répression de ce texte, s'affranchit aussi de toute accointance philosophique avec un semblant d'humanisme. Se refuser à emprunter les contours de la pensée humaine, pour tracer au cordeau, une ligne de conduite occultant les indispensables travers du plaisir... triste dessein, s'il en est, que celui de notre vin. Ce serait comme parler de sexe, sans parler d'amour ! Contourner le tranchant de la vérité sentimentale permet, certes, plus aisément de condamner les actes, mais impose de se soustraire à toute quête éducative. A moins que ce soit le but recherché, l'inévitable pensée d’Épicure, idéologie ayant traversé les siècles, s'en trouve balayée d'un revers de manche au nom d'un quelconque pragmatisme relevant plus de l'axiome que de la pensée construite sur l'autel de la raison. Quand celui-ci évoque cette recherche du plaisir, ses agapes, il y ajoute la valeur de rareté, pour y déposer en son centre le brin de magie qui peut animer ces grands moments de partage, transposable aujourd'hui à notre exquise exception culturelle française... Et ce n'est pas en supprimant la poésie des mots du vin, que l'on annihilera ou responsabilisera les adeptes de ce divin breuvage. Bien au contraire, enlevez ces lettres de noblesse au sang de la vigne, et vous vous retrouverez avec un de ces biens de consommation courante, dont l'interdit alimentera les convoitises, au détriment d'une qualité qui, au grand jour, inspire encore un certain respect. De la maladresse des jeunes, à la patience éternelle du collectionneur, cette considération amène toujours à réfléchir un peu, avant de poser un tire-bouchon au dessus d'un goulot. 

Dans ses "Passions de l'âme", Descartes, loin d'être un gugus quand il s'agit d'activer la boîte à idées, se penche sur cette opposition entre morale et sensation. Il insiste même sur le fait que l'on ne peut rien contre ces envahissements du plaisir, et qu'ainsi il serait parfois de bon ton d'envisager d'autres chemins que la raison pour atteindre la connaissance. Se connaître, s'apprivoiser, se comprendre,... Bref, tolérer l'incertitude et parfaire une éducation dont l'unique vérité nous est inconnue. L'orgueil de l'Homme, n'est parfois pas prêt à accepter la part d'ignorance et d'échec qui compose toute dose de rationalisme. Il en est de même pour le vin et ses questions, alors comme Jacques Dupont, "Invignez-vous !" contre ces hygiénistes de tout poil, et repensons avant qu'il ne soit trop tard à ce trublion de Jean Richepin, s'amusant à célébrer l'instinct à tout va, d'une plume acerbe mais touchante... lui qui, entré à l'académie française, tenait ces propos : « Si j'étais immortel, j'inventerais la mort pour avoir du plaisir à vivre. » 

IVRES MORTS


Si nous faisions une orgie,

Trognon, qu’en dis-tu ?

Lit défait, nappe rougie,

Zut à la vertu !

Notre amour qui vient de naître

Demain sera mort peut-être

Avec cette nuit d’été.

Pour qu’il voie au moins l’aurore

Il faut boire, et boire encore,

Boire à sa santé.

Le vin coule, coule, coule.

Coulons comme lui.

Sous le large flot qu’il roule

Roulons notre ennui.

Dans sa pourpre qui ruisselle

Flambe une longue étincelle,

Rayon du couchant vermeil.

Afin d’égorger ma peine,

Prends ma poitrine pour gaine,

Poignard de soleil.

Le vin glousse une romance

Dans les longs goulots.

Les flacons à large panse

Versent des sanglots.

Le flot chantant diminue.

La bouteille toute nue

Va tomber en pâmoison ;

Et dans ce cristal splendide,

Comme moi sonore et vide,

Dort notre raison.

Tiens! je bois. 

Passez, muscade!

Toi, les doigts tremblants,

Ton vin fuit et fait cascade

Entre tes seins blancs.

Comme il s’éparpille en route !

Au tétin rose une goutte

Forme un rubis rouge et clair.

Flacon qu’un joyau décore,

Je veux mordre et mordre encore

Ton goulot de chair.

Comme des bœufs à l’étable

Laissant choir nos fronts,

Mignonne, entrons sous la table ;

Nous y dormirons.

Loin du fauve éclat des lampes

Nous rafraîchirons nos tempes

Dans les flaques du parquet,

Et sur ta lèvre pâlie Je boirai jusqu’à la lie
Ton dernier hoquet
Jean Richepin


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Hatzidakis Assyrtiko Cuvée No.15 2011 – Santorini, Grèce

1 vote
Par presseraisin le 19/06/2013 à 03:19 Voir l'article

Hatzidakis Santorini Cuvée no.15Santorini est une des îles (ainsi qu’une aire d’appellation) dans le sud des Cyclades; un regroupement d’îles grecques formant un cercle autour de l’île sacrée Delios. L’île de Santorini est au coeur d’un ancien volcan qui fit éruption vers l’an 1640 avant J.-C. détruisant la civilisation minoenne. La Grèce possède l’un des climats les plus chauds d’Europe. Il n’est donc pas surprenant que plusieurs vignerons installent leurs vignobles en altitude afin de permettre d’obtenir un raisin avec une certaine dose d’acidité. Un des grands atouts de la Grèce, tout comme le Portugal, réside dans l’utilisation des cépages autochtones produisant ainsi des vins uniques avec une personnalité impossible à reproduire.

Le vignoble Hatzidakis a été fondé en 1997 par Haridimos et Konstantina Hatzidakis. Ils possèdent des parcelles de vigne dans le village de Pyrgos Kallistis. Très conscients de l’impact des produits chimiques pour le terroir et l’humain, ils appliquent des pratiques de viticulture exclusivement organique et ce depuis la fondation du vignoble. Huit cuvées différentes sont produites par année.

La cuvée No. 15 2011 de Hatzidakis est élaborée à partir d’assyrtiko (ce cépage proviendrait, selon la littérature, de l’île de Santorini). Celui-ci est parfaitement adapté pour les climats très chauds : il est habilité, contrairement à d’autres cépages, à retenir l’acidité afin de produire un vin blanc équilibré. Ce vin possède une robe d’une teinte jaune doré de moyenne intensité. Très aromatique, il dégage au premier nez des arômes d’ananas, de pommes, de bananes et de citrons. À cela, s’ajoutent également des arômes de fleurs blanches. En bouche, nous avons un bel équilibre. Ce vin, dont l’acidité est présente, est un vin blanc corsé avec une belle longueur en bouche se terminant avec une petite pointe d’amertume.

Cépages : 100% assyrtiko.

Note :

Prix : 28,95$

Disponible à la SAQ : 11901189
Site web du producteur.

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